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Voici un mot qui devrait vous dire quelque chose car "quinceanera", cela veut dire
à peu près une fille de quinze ans où que on peut rapprocher du mot en espagnol
de "colegiala", souvenez vous de la chanson "la colegiala"(la lycéenne) que a
été un grand tube dans toute l'europe dans les années 80. Et même si cette tube
venu de chez nous, puisqu'il s'agit d'une chanson péruvienne d'un compositeur
appelé Adrian Torres qui jouait avec un groupe de la même époque que moi à Lima.
Et même si "la colegiala" n'est pas à proprement dire de la salsa car c'est une
chanson appartenant a un style de musique qu'on appelle "la chicha", c-a-d un
mélange de musique folklorique et musique des caraïbes que actuellement fait
un tabac en amerique du sud.
C'est en décidant d'écrire la suite de l'article sur la salsa et en cherchant de
rassembler des idées que j'ai décidé d'écrire là-dessus quoique un peu succinct
à mon goût et que j'espère vous plaira, dans cet article. Mais avant tout,
salut tout le monde. Voici la suite des mes péripéties dans ce passionnant voyage
dans les méandres de mes souvenirs, entamé une soirée de noël pas très loin de
nos jours, une de ces soirées dans laquelle on s'est trouve dans l'incapacité
de faire quoi que ce soit; d'ailleurs, le choix est très restreint, a savoir,
une téloche avec une programmation plus que médiocre, la radio peut être avec
une tendance actuelle a abuser de la pub toutes le tranches de 15 minutes et
enfin le froid de cette hiver que nous oblige a rester enfermés dans la quiétude
de nos logements. S'il fallait choisir, moi, je préfère cette dernière et c'est
ainsi donc que ce noël dernier j'ai décidé de chercher dans les tiroirs de mes
souvenirs, des traces sur cette demoiselle que ma ébloui des notre premier
contact et dans le bras de laquelle j'ai éprouvé les désirs les plus fous. Voici
donc la suite mes aventures avec mademoisselle la salsa.
Avant de continuer, il existe une tradition trés forte dans toute l'amerique
latine; il s'agit du quinzieme aniversaire des filles. Pourquoi je parle de cette
tradition?. Tout simplement parce que parmi les engagements pris par les groupes
de musique, les quinzieme-anniversaires constituent une partie non negligeable
de leur activité annuelle. Ce sont justement ces images des fetes des quinzieme-
anniversaires qui me reviennent avec toutes ces formes des filles agées des
quinze, seize, dix-sept, dix_huit ans dans la plenitude de leur beauté, qui se
dehanchent sous le rithme de cette dance qui se deja etabli comme incontournable
dans toute reunion à cette epoque. Ce sont justement ces images des meres de ces
filles regardant leur progeniture maquillées pour la premiere fois, enrobées dans
leur premiere robe longue pleine de couleurs reserrant une taille fine propre à
cette age avec un air reveur, l'extase dont les visages des filles faisaient preuve
à propos de cette danse dans les bras de leur cavaliers. C'etait tres, trés beau
à regarder. Depuis mon poste de guitarriste, j'ai essayais de rester concentré
sur mon jeu, mais force est de constater qu'on ne peut pas rester insensible a des
tels manifestations de beauté. Et dire que cela recommençait chaque semaine.
Ainsi, j'associe cette danse avec la beauté de cette jeunesse eternelle que à
tout le temps cherchée a briser les tabous, les interdits, les barrieres. En tout
cas, c'est comme cela que je voyais les evenements. Vous me direz que despuis mon
poste de guitarriste je ne pouvais pas participer directement a ces manifestations,
c'est-a-dire, entamer les approchements auprés des filles qui ne demandent que à
simplement "vivre" à cette age. Eh bien, je vous assure que c'etait au contraire,
puisque des l'arrivée des musiciens, en general une demi heure avant minuit. Ah,
euh........j'oubliais le plus important; cette grande fete ne prenais son depart
que à minuit du samedi soir. Eh oui, c'est comme cela que ça se passe. Aussi, il
n'empeche que meme si les invités commençaient à se pointer des dix heures trente
ou vingt trois heures et que en attendant, l'entourage feminin de la famille dans
son integralité s'affolait aux derniers retouchements que ce soit sur la robe,
que ce soit sur le maquillage ou la coiffure de la "quinceanera"(la fille dont
on celebrait le quinzieme anniversaire) car elle devait, pour sa premiere fois
en public, étre la reine de la soirée; par ailleurs, une deuxieme equipe s'occupait
du pere de famille de maniere analogue. Et tout ce cahin-cahaa durait jusqu'a
l'appel du groupe(roulement du batteur a trois reprises) qui demarrait la suite
des evenements. Ce couple pere-fille merite que je m'attarde un peu sur cet aspect
de cet ceremonial car il s'agit vraiment de tout un ceremonial que cette nuit
des "quinceaneros"(fetes des quinzieme anniversaire des filles). Je vous le dis
donc, que chez les latinoamericains, un pere de famille peut tout rater dans sa vie,
mais il n'aura pas le droit de rater le quinzieme anniversaire de sa fille. Ah non,
tout, tout tout mais pas cela. Vous avez, il s'agit en quelque sorte l'honneur de
la famille qui est en jeu, la releve de la famille, la continuation de la dynastie,
bref, c'est du nom de la famille qu'il s'agit, du nom du pere de famille, du chef
de famille. A cet moment le pere de famille depose en quelque sorte dans les mains
de sa fille le destin de la famille. A partir de ce moment, on peut faire la cour
à la fille. Cette ouverture vers l'exterieur s'explique par le fait que jusqu'a
cette nuit, pour les filles le pere represente le premier homme de leur vie, leur
hero puisque chef de famille et donc quelqu'un d'important et que c'est à cet
super "papa" qui reviendra l'honneur de l'introduire dans le monde des adults, de
la presenter à tous par l'intermediaire d'un speech preparé, repeté, travaillé au
prealable et que c'est dans ses bras qu'elle fera ses premiers pas de dance
au rithme d'un beau "blue danube" joué par le groupe de musique. Que ce beau tout
cela. Que voulez vous, cela fait partie de ces traditions que font partie de l'etat
d'esprit des latinoamericains quelque chose de different. Je le revendique haut et
fort. Je suis un latinoamericain et fier de l'etre. Oh oui, eh oui, je m'emporte,
je m'emporte, mais ce sont les tripes qui parlent, c'est l'appel du sang, l'appel
des racines, des origines, des "roots" quoi....... Je vais essayer de me reprendre,
donc, vers minuit et pour repondre à l'appel du groupe de musique, appel qui
reviendrait d'ailleurs aux trois coups dans un theatre, ce superbe couple pere-fille
unis par le bras font leur rentrée sous une musique de fond acompagnant leur parcous
jusqu'au centre de la grande salle ou aura lieu tout a l'heure le gran bal qui ne
demarrera que aprés le speech de presentation prononcé par le pere de famille suivi
par le champagne pour la famille et aprés la seance des photos famille et bien aprés
la premiere dance dans le bras du pere, freres, cousins, soit avec les males de la
famille. Une fois tout le ceremonial terminé, place à la musique. Oh oui, le bal peut
commencer jusqu'aux premieres heures du matin. Aujourd'hui, je vois tout cela comme
un entrainement pour ce couple pour le jour ou la fille prendrai pour de bon son
envol definitif dans la vie lors d'une ceremonie analogue dont les enjeux seront bien
differents, ceux d'une autre famille a leur tour, ceux du marriage; tout simplement
de la vie. Autre aspect que j'ai remarqué c'est le fait que lors du bal, c'etaient
bien sur, les jeunes gens les premiers à se lancer dans la frenesie de la dance de
la salsa, et cette danse le permettant, à travers ces dehanchements, ces contacts
pus ou moins raprochés que les premiers emois n'etaient pas loins de tous ces jeunes
gens entre eux; mais, il y avait aussi une partie des peres de familles et filles
que n'avaient pas encore passé par cette epreuve; pour eux il s'agissait de essayer
de tout retenir au moindre detail, ils etaient la afin de tout noter pour etre prets
le jour ou ils seraient les acteurs primcipaux de cette ceremonie; en attendant, ils
dancaient entre eux afin de s'entrainer le mieux possible a cette danse. Il entrait
aussi en ligne de compte pour les filles qui n'avaient pas encore passé par cette
epreuve que dans son imaginaire elles ne pouvaient trouver un meilleur maitre que
leur hero de pere, lui etant un homme "d'experience"; pour les autres c'etait le
meme idée, car les peres de famille presents accompagnant leur progeniture etaient
considerés comme des grands danceurs de salsa par cette jeunesse feminine et donc
convoités par leur savoir faire sur les meandres des variantes de cette danse
et donc forcement appelés a se devouer a former cette jeunesse. Comme quoi, la vie
est une eternelle suite d'apprentisages. Pour finir avec cette paragraphe et pour
repondre à la question si j'ai passait à coté de toute cette mouvance de par ma
condition de musician; je pense que c'etait pas le cas, car des le premier temps de
pause qu'on faisait, on etait tout de suite entouré de toute une cohorte des filles
desireuses de faire connaissance d'avec les musicians, de demander un morceau bien
precis a jouer et plus si affinités. Mais encore une fois je le precis, pour moi
c'etait tres beau, tres beau de regarder toute cette jeunesse en mouvement au rithme
de cette danse et depuis mon poste de guitarriste, et par musique interposé, je ne
peux pas mieux le dire, par mademoisselle la salsa interposé, j'ai eprouvé les
desirs les plus fous, j'ai pris mon pie comme pas possible. Pas de regrets, j'ai
recommencerai tout à nouveau dans la moindre minutie. Decidement aucun regret.
Aussi, il est aussi important de remarquer que a cette epoque, il y avait nullement
trace de cette espece de tare qui representent actuellement les jeux video au point
que ce sont les filles les premieres a s'en plaindre, sur la lobotomisation des
gars à propos des ces satanés jeux video car delaissées. Donc, il est fort logique
que tout ce qu'on attendait c'etait la date de cette evenement. Cela determinait
la tenue à porter, la ou les filles qui seraient presentes, les gars qui seraient
susceptibles d'etre approchés, car c'etait l'occasion des rencontres plus ou moins
occasionnels, car les meres de famille attendaient de leur filles que'elles soient
presentées a des gars plus ou moins convenables; tous les reves etaient permis si
on avait la chance d'etre convoitée par quelqu'un de bien; le nom du groupe qui
devait assurer l'animation etait aussi trés importante, surtout si le repertoire
du groupe comptait sur les dernieres tubes "salsa" venues de new York. En ce qui
concerne les tubes de l'epoque, les conversations concernaient les noms des groupes
de legende de la salsa tels, WILLIE COLON(el malo, el malote - le mechant, le
gros mechant et son trombon meurtrier) et son chanteur de legende HECTOR LAVOE (el
jibarito), el GRAN COMBO de Puerto Rico, l'orchestre de RICHIE RAY et son chanteur
BOBBY CRUZ. Si vous voulez avoir plus de documentation sur cette epoque, la grand
toile est un reservoir inmense a puisser sur ces grands artistes de la salsa.
Pour en finir, je dois dire que toutes ces images ont continué a se derouler pendant
une dizaine des années eta pris fin quelque temps avant mon depart du Perou vers le
vieux continent, la ou des nouvelles aventures m'attendaient, plus saveureuses les
unes que les autres, plus excitantes, mais celles-la seront l'objet d'un autre
article.